Moruroa : “une décharge nucléaire” Fenua - Société NUCLÉAIRE. Le sénateur Richard Tuheiava a dénoncé hier “la décharge nucléaire” qu'est devenu l'atoll de Moruroa et a qualifié la surveillance radiologique de l'atoll de “bricolage”. L’ESSENTIEL Le sénateur Richard Tuheiava et Moruroa e Tatou se sont rendus jeudi dernier à Moruroa pour constater l'impact des essais nucléaires sur l'atoll Richard Tuheiava prépare un projet de loi pour que les conséquences environnementales des essais soient prises en compte Le sénateur souhaiterait se rendre aussi à Fangataufa Le sénateur Richard Tuheiava et Moruroa e Tatou ont fait le bilan de leur déplacement sur Moruroa avec le délégué à la sûreté nucléaire, Marcel Jurien de la Gravière, jeudi dernier. Richard Tuheiava a insisté sur les points qui ne le satisfont pas. Il a ainsi d’abord dénoncé le fait de ne pas avoir pu effectuer le tour entier de l’atoll. “On n’a pas pu aller sur la partie où il n’y a pas de route”, décrit-il. “Comme par hasard, c’est la zone la plus compliquée sur le plan radiologique”. Il a ensuite qualifié la surveillance radiologique de l’atoll de “bricolage”. “Ce qui est publié ce sont des informations tronquées”, a-t-il insisté. “On nous a expliqué qu’il n’y avait pas de mesures effectuées là où on sait qu’il y a du plutonium et qu’au contraire, les mesures étaient effectuées là où il n’y a pas de plutonium pour voir s’il y a eu une propagation du plutonium.” Le sénateur, qui prépare un projet de loi pour que les conséquences environnementales des essais soient prises en compte, a également dénoncé la “grande décharge nucléaire” qu’est devenu l’atoll. Il décrit ainsi les puits de stockage de 1,2 km de profondeurs creusées près de la zone Colette où “des tonnes de déchets” ont été enfouies. “La seule satisfaction” pour Richard Tuheiava c’est “d’avoir pu percer le mythe de l’inaccessibilité de Moruroa”. Des descendants d’anciens propriétaires de Moruroa on en effet pu se rendre pour la première fois sur l’atoll depuis que l’atoll appartient à l’État. Le sénateur souhaiterait maintenant pouvoir aller sur la partie Sud de l’atoll accessible uniquement par bateau et aussi se rendre sur Fangataufa. Demain l’association Moruroa e Tatou, le sénateur et le collectif No To’u Fenua commémoreront à 17 heures le premier essai nucléaire aérien en Polynésie française. C’était le 2 juillet 1966. “C’est la date à partir du moment où tout a changé de façon radicale”. La commémoration se déroulera au lieu de mémoire des victimes des essais nucléaires, en bas de l’avenue Pouvana’a a Oopa souligne Yves Doudoute, porte-parole du collectif. Samedi, le débat sur les conséquences des essais nucléaires se poursuivra lors de la journée de l’environnement organisée par le collectif aux Jardins de Paofai. “Les associations viendront parler de leurs difficultés à faire aboutir leurs revendications”. Les extractions d’agrégats, les remblais, l’incinérateur de Nivee et la biodiversité du fenua aihere seront ainsi abordés à partir de 9 heures le matin. La pirogue Faafaite sera aussi présente. MT Source : Les Nouvelles de Tahiti, 01/07/2010
Les victimes du nucléaire s’impatientent (12 mai 2010 - Source: Les Nouvelles de Tahiti) Fenua - Société LOI. Le ministère de la Défense a annulé hier le point presse relatif au décret en application de la loi relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires. Ce rendez-vous devait avoir lieu aujourd’hui à Paris. L’ESSENTIEL Ce “report n’est en rien lié au décret” a assuré hier le ministère Aucune nouvelle date pour cette conférence de presse n’a été donnée Moruroa e tatou a fait part de son “mécontentement” hier Les victimes des essais nucléaires commencent à s’impatienter. Alors que le projet de loi d’indemnisation des victimes des essais nucléaires a été adopté en décembre dernier par le Parlement, le décret d’application n’a toujours pas été pris. Il devait initialement être signé en janvier ou février dernier par le Premier ministre, François Fillon. Le ministère de la Défense a annulé hier un point presse prévu aujourd’hui à Paris. Au cours de ce rendez-vous, le ministre devait aborder la question du décret d’application de la loi relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires. Le ministère a expliqué ce report en invoquant simplement “des raisons d’agenda”. Il a aussi précisé dans un communiqué que ce “report n’est en rien lié au décret”. “La date d’un nouveau rendez-vous avec la presse sur ce thème vous sera communiquée avant la fin du mois”, assure le communiqué. Les associations des victimes des essais nucléaires qui étaient conviées à ce rendez-vous n’ont pas caché leur “mécontentement” hier. “Un ministre qui reporte à deux reprises ses rendez-vous annoncés avec les Polynésiens, un ministre qui annonce la sortie de son décret et qui deux jours après annule à nouveau”, a dénoncé dans un communiqué Moruroa e Tatou. “Comme pour l’ensemble de cette loi, les victimes sont à la merci du bon vouloir du ministre. Les victimes attendront.” La semaine dernière, Hervé Morin, ministre de la Défense, avait annoncé l’annulation de son séjour prévu fin mai. En décembre dernier, le ministre avait déjà annulé un voyage prévu en Polynésie française. C’est Jean-Paul Bodin son directeur adjoint du cabinet civil et militaire du ministère de la Défense qui l’avait représenté. Le ministère avait alors expliqué qu’il devait assister à un conseil des ministres où le projet de loi relatif à la reconversion des militaires devait être étudié. Le décret déterminera notamment les zones géographiques dans lesquels il faudra avoir séjourné ou résidé pour être indemnisé et les listes des maladies qui seront reconnues. En mars dernier, le conseil des ministres au fenua avait émis un avis réservé au projet de décret d’application de la loi Morin. MT
02.07.2010 Moruroa e tatou: Décret de la loi Morin, l’Etat recule devant ses responsabilités Dans un communiqué de presse, l'association Moruroa e tatou annonce que le décret d’application de la loi Morin vient de paraître au Journal officiel du dimanche 13 juin 2010. Selon l'association si l’on se réfère à la version précédente de ce décret datée du 21 janvier 2010, aucune des dispositions contestées par les associations Moruroa e tatou et Aven, par le Gouvernement de la Polynésie française, par l’Assemblée de la Polynésie française, par le Coscen et par les conseils juridiques des associations n’ont été prises en compte par la version définitive de ce décret. "Moruroa e tatou constate que la liste des 18 cancers retenus est réduite, pour la quasi majorité des personnels civils et militaires employés sur les sites d’essais, à 14 cas de cancers. Sur la « liste Morin », trois autres cancers sont des cancers féminins (sein, ovaire et utérus) et le cancer de la thyroïde est limité aux personnes qui étaient enfants au moment de leur exposition. Moruroa e tatou s’insurge de ces limitations, alors que la demande unanime avait été de rajouter les autres cancers du système sanguin (myélome et lymphomes), le cancer de la thyroïde sans restriction d’âge, le cancer du sein masculin, toutes maladies reconnues comme radio-induites par les Nations-Unies (UNSCEAR) et indemnisées par la législation américaine depuis 1988 qui, de plus, admettent que des maladies cardiovasculaires et du système génétique sont également radio-induites. Les zones géographiques inchangées Moruroa e tatou constate que les « zones géographiques » retenues par le décret du 11 juin 2010 sont inchangées malgré les protestations argumentées qui avaient été transmises au ministre de la Défense le 18 décembre 2009. Encore une fois, Moruroa e tatou s’insurge que les zones retenues pour la Polynésie s’apparentent au mensonge officiel à propos du nuage de Tchernobyl. Alors que toute la Polynésie a été copieusement contaminée par 41 essais aériens entre 1966 et 1974, le décret Morin affirme que les nuages radioactifs sont retombés sélectivement sur quatre îles ou atolls et sur quelques communes de Tahiti… curieusement les moins peuplées. Le caractère ridicule de la « sélection géographique » du décret Morin atteint un sommet en ne retenant, pour l’atoll de Hao que trois installations où se manipulaient des matières nucléaires solides, liquides ou gazeuses simplement délimitées par des grillages ou des barbelés. Moruroa e tatou constate que le Comité d’indemnisation désigné par le décret est composé de 8 membres, dont 5 doivent recevoir l’aval du ministère de la défense. La décision d’indemnisation est prise en finale par le ministre de la défense, mais le décret prévoit que l’absence de décision du ministre de la défense six mois après l’enregistrement de la demande d’indemnisation équivaut à un rejet. Les associations avaient pourtant noté une contradiction avec la loi Morin (article 4, III) déclarant que le rejet doit être « motivé ». Publier en catimini Moruroa e tatou s’étonne que la publication de ce décret soit faite en catimini au journal officiel du dimanche 13 juin, sans présentation préalable à la presse comme Monsieur Morin l’avait annoncé puis décommandé début mai. Moruroa e tatou dénonce le manque de courage politique de ce ministre qui se refuse à assumer publiquement cette loi d’indemnisation des victimes des essais nucléaires a minima. Moruroa e tatou affirme une nouvelle fois que l’Etat doit reconnaître clairement sa responsabilité et celle des organismes chargés de la conduite des essais – Armées et CEA – pour le préjudice sanitaire, environnemental, social, économique, culturel causé aux Polynésiens, aux Algériens et à tous les personnels civils et militaires du fait de ses 210 essais nucléaires. Source : Tahitipresse - 13/06/2010
Ce site est hébergé gracieusement chez 000webhost.com et dispose d' un espace disque plus que suffisant, ainsi que d' une multitude d' options habituellement payantes. Si vous aussi, vous recherchez un bon hébergeur pour vôtre site, cliquez sur la bannière !
Anciens du 5ème RMP, laissez vos témoignages !
Respect de la vie privée : Certaines photos du site font partie de ma collection personnelle, d' autres sont issues de sites traitant des essais nucléaires à Moruroa avec l' aimable autorisation de leurs propriétaires. Toutes ces photos sont sous copyright. Si vous souhaitez les reproduire, vous devez impérativement m' en faire la demande à l' adresse suivante :
gardphil30@gmail.com (seuls les clichés ne présentant pas de personnes, pourront faire l' objet d' une autorisation). Si des personnes se sont reconnues sur ces clichés et refusent d' apparaître sur internet, elles peuvent me contacter à la même adresse. La photo incriminée sera alors immédiatement supprimée du site. A l' inverse, toute personne s' étant reconnue, et/ou souhaitant participer à l' évolution de ce site et renouer un contact, est la bienvenue. C' est avec plaisir que je recevrai leur témoignage de cette période à Moruroa. (même adresse)
Copyright 2010. Toute reproduction interdite sans accord du propriétaire du site
Présentation Moruroa
Sa situation géographique Son histoire L' histoire des essais Le mensonge d' Etat La bombe a retardement
Vidéos : tirs atomiques, témoignages La plaquette d' accueil L' héritage à la Polynésie Enquête de l' AVEN Les installations
Les différents intervenants La Compagnie Eau Energie Mon album souvenir Le 5ème Régiment Mixte du Pacifique Les installations, en photos Listes chronologiques des essais
Liste des essais aériens Liste des essais souterrains Moruroa, Hiroshima... Les dernières actualités Bibliographie Le Quizz: MuruCetekoi Liens utilesNouveau : le forum ! N' hésitez pas à vous incrire...
Moruroa, pour le meilleur...et pour le pire !
Le forum" L' homme est le seul animal qui détruit son environnement et tout ce qui vit autour de lui "