Le cadeau empoisonné
Scandaleuse conclusion de l’AIEA En 1998, l’Agence internationale de l’énergie atomique, commanditée par le gouvernement de Jacques Chirac, pour effectuer une expertise sur « la situation radiologique » des atolls de Mururoa et de Fangataufa concluait en trois lignes : « L’étude a permis de conclure qu’il n’est pas nécessaire de poursuivre la surveillance de l’environnement de Mururoa et de Fangataufa à des fins de protection radiologique. » Cette conclusion était d’autant plus scandaleuse que le rapport et ses six volumes d’annexes techniques contenaient des informations précises sur la contamination des sols, des fonds de lagon, des lagons et des sous-sols des deux atolls qui n’étaient nullement rassurantes. De plus, huit ans plus tard, le ministère de la défense avouait, données précises à l’appui, que toutes les informations n’avaient pas été fournies aux experts de l’AIEA, notamment sur la gestion des déchets radioactifs, les rejets en mer de ces déchets et leur « stockage » enfreignant les règles en vigueur aux plan national et international. Avec une telle recommandation de l’AIEA, pourquoi la France a-t-elle maintenu une surveillance des deux atolls nucléaires ? En fait, depuis le début des essais, des mesures de surveillance radiologique, puis de stabilité géologique étaient effectuées par les « services mixtes Armées-CEA » SMSR et SMCB et par les experts géologues du CEA après les premiers effondrements. La France avait même fourni à l’AIEA, en 1997, un « guide de surveillance radiologique » et un « guide de surveillance géomécanique ». Ainsi, malgré la recommandation de l’AIEA, la France estimait devoir poursuivre la surveillance des atolls, notamment avec les moyens techniques mis en place dès la fin des essais. Mais la décision française avait également un autre objectif. Abandonner la surveillance, signifiait que la présence militaire française ne se justifiait plus et que les atolls devraient être restitués à la Polynésie selon la délibération de l’Assemblée territoriale de 1964. Autrement dit, la France ne voulait pas laisser la porte ouverte à des expertises indépendantes que les autorités polynésiennes n’auraient pas manqué de solliciter. Les autorités françaises décidèrent donc la poursuite de la surveillance des deux atolls reposant sur le principe de l’« auto contrôle ». Cette pratique d’auto contrôle est une constante pour la gestion de tous les sites et installations nucléaires militaires français. Des rapports de surveillance sont publiés sous l’autorité du ministère de la Défense ou du CEA. On y constate des carences et même des falsifications. Ainsi les rapports de surveillance radiologique de Moruroa et Fangataufa ne font nulle mention des rejets en mer de déchets radioactifs effectués par la DIRCEN jusqu’en 1982, nulle mention des déchets radioactifs enfouis dans les hauts des puits de tir souterrains aujourd’hui immergés, nulle mention des kilogrammes de plutonium abandonnés sous quelques mètres d’eau sur le récif Colette de Moruroa. Aucune allusion n’est faite aux anciennes installations de Hao où le CEA et le SMSR effectuaient des travaux sous rayonnements ionisants… Pour s’épargner tout risque de contrôle extérieur, y compris par des organismes officiels français, le ministère de la Défense a créé une structure juridique spécifique pour toutes ses installations ou sites nucléaires militaires : les INID (Installations nucléaires intéressant la Défense). Il est probable que la commission permanente de l’Assemblée territoriale qui céda à la France, le 6 février 1964, les deux atolls de Moruroa et Fangataufa n’imaginait pas que la zone de 12 miles nautiques entourant les deux atolls deviendrait aussi une zone militaire interdite. Même dans les législations les plus récentes qui risqueraient d’imposer un contrôle « civil » des deux atolls, le ministère de la Défense impose une réserve. Ainsi, la loi du 13 juin 2006 sur la transparence et la sécurité en matière nucléaire exempte les atolls de Moruroa et de Fangataufa ainsi que toutes les installations et activités nucléaires de la Défense de tout contrôle « extérieur ». En matière nucléaire, le ministère de la Défense doit être considéré comme « hors la loi » au nom du secret de la Défense nationale. Source :
http://www.moruroa.org Les photos ci dessous ne sont qu' un aperçu de ce que nous avons laissé aux polynésiens. Outre les séquelles physiques subies par les autochtones et les personnels de métropole, ces essais nucléaires ont engendré pendant trente ans des centaines de tonnes de déchets radioactifs, enfouis sur le pourtour de l' atoll. Ces fûts continuerons a émettre leur poison pendant des milliers d' années. Quantité d' engins divers ont été "océanisés", car trop contaminés pour être réutilisés !
Ce site est hébergé gracieusement chez 000webhost.com et dispose d' un espace disque plus que suffisant, ainsi que d' une multitude d' options habituellement payantes. Si vous aussi, vous recherchez un bon hébergeur pour vôtre site, cliquez sur la bannière !
Anciens du 5ème RMP, laissez vos témoignages !
Respect de la vie privée : Certaines photos du site font partie de ma collection personnelle, d' autres sont issues de sites traitant des essais nucléaires à Moruroa avec l' aimable autorisation de leurs propriétaires. Toutes ces photos sont sous copyright. Si vous souhaitez les reproduire, vous devez impérativement m' en faire la demande à l' adresse suivante :
gardphil30@gmail.com (seuls les clichés ne présentant pas de personnes, pourront faire l' objet d' une autorisation). Si des personnes se sont reconnues sur ces clichés et refusent d' apparaître sur internet, elles peuvent me contacter à la même adresse. La photo incriminée sera alors immédiatement supprimée du site. A l' inverse, toute personne s' étant reconnue, et/ou souhaitant participer à l' évolution de ce site et renouer un contact, est la bienvenue. C' est avec plaisir que je recevrai leur témoignage de cette période à Moruroa. (même adresse)
Copyright 2010. Toute reproduction interdite sans accord du propriétaire du site
Présentation Moruroa
Sa situation géographique Son histoire L' histoire des essais Le mensonge d' Etat La bombe a retardement
Vidéos : tirs atomiques, témoignages La plaquette d' accueil L' héritage à la Polynésie Enquête de l' AVEN Les installations
Les différents intervenants La Compagnie Eau Energie Mon album souvenir Le 5ème Régiment Mixte du Pacifique Les installations, en photos Listes chronologiques des essais
Liste des essais aériens Liste des essais souterrains Moruroa, Hiroshima... Les dernières actualités Bibliographie Le Quizz: MuruCetekoi Liens utilesNouveau : le forum ! N' hésitez pas à vous incrire...
Moruroa, pour le meilleur...et pour le pire !
Le forum" L' homme est le seul animal qui détruit son environnement et tout ce qui vit autour de lui "